• Une rizière par jour 10

    Le riz, chez nous a longue mémoire. Il se rappelle le pas des partisans qui faisaient vibrer la terre et les sillons, les pas rapides des évacués qui barbotaient dans l'eau, les pieds chaussés de feuilles de bananier de la jeune Cam qui revenait, son enfant dans les bras, égarée, elle avait erré plus d'un mois dans la forêt. Que de larmes elle avait dû verser. Des parachutistes tombaient sur la rizière. La récolte avait été perdue, mais l'ennemi n'avait rien pu saisir. Les grains pourris enrichissaient seulement un peu plus la terre. Nos soldats paludéens, au teint aussi verdâtre que le riz, embusqués derrière ces talus, grignotaient des grains aigrelets.

                                                                                 Le jeune riz    Tran Dang  (1920-1949)

    Une rizière par jour 10

     

    A Van Ban, se déroulèrent beaucoup de combats de la guerre d'Indochine. Aujourd'hui, elle est délaissée  et vit de l'extraction de minerais qui poluent les eaux, pour preuve l'hôpital du district, énorme, disproportionné par rapport à la population.

     

    Nous, étions pauvres et humbles, mais nous étions tranquilles,

                 Jusqu’au jour ou notre intimité fut violée, nos tabous profanés,

                 Notre dignité traînée dans la boue et le sang…………….

                 Jusqu’au jour où, des brutes armées de grenades et de menottes

                 Sont venues apprendre aux poètes à être des hommes libres 

                                                                              Yasmina Khadra (Les sirènes de Bagdad)

     

     

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