• Hugo 4

     

    L'astre-roi se couchait. Calme, à l'abri du vent, 
    La mer réfléchissait ce globe d'or vivant, 
    Ce monde, âme et flambeau du nôtre ; 
    Et dans le ciel rougeâtre et dans les flots vermeils, 
    Comme deux rois amis, on voyait deux soleils 
    Venir au-devant l'un de l'autre.  

                                                                                             (Les orientales)

    Hugo 4

     

    On voyait dans les cieux, avec leurs larges ombres,

    Monter comme des caps ces édifices sombres

    Immense entassement de ténèbres voilé!

    Le ciel a l'horizon scintillait, étoilé,

    Et sous les mille arceaux du vaste promontoire,

    Brillait comme une dentelle noire

                                                                                   (Les orientales)

     

     

    Hugo 4

     

     

     

     




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    Hugo 2

    Tout est derrière lui maintenant; tout a fui;
    L'ombre d'un siècle entier devant ses pas s'allonge;
    Il semble des yeux suivre on ne sait quel grand songe:
    Parfois, il marche et va sans entendre et sans voir.
    Vieillir, sombre déclin! L'homme est triste le soir;
    Il sent l'accablement de l'oeuvre finissante.
    On dirait par instants que son âme s'absente,
    Et va savoir là-haut s'il est temps de partir.

    Tout homme ici-bas porte en sa main une chose
    Où, du bien et du mal, de l'effet, de la cause,
    Du genre humain, de Dieu, du gouffre, il sent le poids;
    Le juge au front morose a son livre des lois,
    Le roi son sceptre d'or, le fossoyeur sa pelle.

                                        Victor Hugo: La légende des siècles

     


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    Cosette

    Ses grands yeux enfoncés dans une sorte d’ombre profonde étaient presque éteints à force d’avoir pleuré. Les coins de sa bouche avaient cette courbure d’angoisse habituelle, qu’on observe chez les condamnés et chez les malades désespérés…………..Tout  son vêtement n’était qu’un haillon qui eut fait pitié l’été et qui faisait horreur l’hiver. Elle n’avait sur elle que de la toile trouée  ………… La crainte ramenait ses coudes contre ses hanches, retirait ses talons des jupes, lui faisait tenir le moins de place possible, ne lui laissait le souffle que le nécessaire, et était devenue, ce qu’on pourrait appeler son attitude de corps …………. Il y avait, au fond de sa prunelle un coin étonné où était la terreur.

    (Cosette, Les Misérables, Victor Hugo)


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  • Guerre du Vietnam

    De 1955 a 1975:  1,5 millions de morts Vietnamiens (militaires et civils),  57000 mort US  (46000 au combat)

    7,08 millions de tonnes de bombes déversées sur le VN (2,7 millions de tonnes pendant la seconde guerre mondiale)

    75 000 000 litres d’agent orange . Une amie de Kon Tum me racontait qu’à son lycée, 2/3 de ses amies ne pouvaient pas avoir d’enfant, les autres avaient peur d’accoucher d’un monstre.

     

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