• Le riz, nouriiture de base du Vietnamien, c'était encore plus vrai, pendant les nombreuses années de disette. Encore récemment, des ONG enseignaient aux femmes de la campagne comment équilibrer les repas à partir de cultures plus diversifiées. Après les années de  dénutrition, ont succédé les années de malnutrition.

    C'est ainsi que tout le pays s'est lancé dans une culture du riz intensive, arrivant, dans le Delta du Mékong, à 3 récoltes par an. Depuis les années 70, la production a été multipliée par 4. 

    Le pays est, ainsi devenu, le quatrième producteur  et le second exportateur mondial, obligeant les dirigeants à encadrer le prix du riz à l'intérieur du pays de façon à le garder accessible au pouvoir d'achat et aux habitudes culinaires des Vietnamiens. Le Vietnam et la Thailande, assurent la moitié du commerce mondial.

    Seulement, qui dit culture intensive dit qualité très moyenne, et le riz Vietnamien se vend à vil prix. Aussi, le pays cherche à obtenir un label pour écouler son produit à un prix intéressant et on prévoit que la production va chuter dans les prochaines années au bénéfice d'une meilleure rentabilité financiaire.

    Pour le moment, dans les rayons occidentaux on trouve du riz de Thailande, duement labélisé, mais pas de riz Vietnamien. Il est proposé en vrac, sans indication d'origine.

    Pour l'anecdote, il me souvient avoir visité l'entreprise d'un grossiste au nord de Hanoi, qui achetait les graines dans les montagnes du nord et qui les ensachait sous l'étiquette "Riz de la Reine de Thailande" (en Anglais et en Thailandais). Envoyé à Bangkok, il était aussitôt naturalisé  Thailandais.

    Une rizière par jour 25 Fin de la série

     

    Une rizière par jour 25 Fin de la série

    Pour la "dernière", deux pour le prix d'une. A quelques centaines de mètres de la Chine, on arrive péniblement à faire pousser quelques hectares de riz que l'on moissonne très tard, fin octobre. Les Lolo Noir ne sont pas en habits traditionnels, dommage, leurs atours multicolores, que les femmes mettent plus de 800 heures à confectionner, sont beaucoup trop précieux pour les revêtir au travail.

    Ne te moque pas de ma demeure, la poutre en est inclinée, et la chambre petite,

    Mais la lune qui brille sur la montagne est à moi

     

                                                                        (Sin Heum)

    Fin de la série "Une rizière par jour"

     

     

     


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  • Le premier mois, on mange et on se réjouit,

    Le second mois, on plante les haricots, les patates et les aubergines

    Le troisième mois, les haricots sont murs

    Le quatrième mois, on va acheter buffle et boeuf

    Et on prépare la récolte du cinquième mois.

    Le matin, on fait tremper les grains dans l'eau, 

    Une fois germés on les transporte pour ensemencer la rizière.

    Quand les plants de riz ont germé, on ensemence la tizière.

    Quand les plants de riz ont poussé, on les arrache pour les porter à la maison,

    On prépare l'argent pour louer les repiqueuses.

    Quans le repiquage est fini, on rentre se reposer.

    On enlève toute l'herbe.

    L'eau de la rizière baisse jusqu'à un à deux dizièmes.

    Pour les rizières basses, prendre un seau à quatre cordes

    Pour les rizières hautes. il faut deux écopes à trépied.

    On attend que le grain se forme dans sa gaine.

    Alors, on paie ceux qu'on a loué. Quand vient le dixième mois,

    On apporte faux et faucilles à la rizière,

    La récolte est faite et rentrée.

    Il ne reste plus qu'à la sécher, l'éventer pour la nettoyer,

     et la récolte est finie.

    Dans ce poème, tout le processus annuel de la culture du riz. 2 récoltes, la dernière en octobre, nous sommes  à la plaine, au nord ou en moyenne montagne.

    Une rizi7re par jour 24

     

    Mais ce poème est trop vieux pour avoir intégré l'incorporation des engrais et des insecticides .......à l'ancienne.

    Ce jour là, avant d'arriver à Than Uyen (Yen Bai), petite balade pour profiter de ces verts somptueux des plants de riz, sous un front d'orage. La rizière apprécia l'averse...... Nous, moins bien!

     Tout arbre qui vit en tranquillité finit un jour par être secoué.

                                                                           Proverbe vietnamien 

     

     


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  • Les autres ne vont faire le repiquage que pour le salaire,

    Moi, je vais au repiquage, mais je me tourne de tous côtés.

    J'invoque le ciel, j'invoque la terre, j'invoque les nuages.

    J'invoque la pluie, j'invoque le vent, j'invoque le jour, j'invoque la nuit.

    Pour que mes pieds durcissent et que les pierres s'adoucissent,

    Que le ciel soit serein, que la mer soit calme,

    Alors, seulement j'aurai le coeur tranquille

                                                                                      ( Chant Cao Dao)

    Une rizière par jour 23

     

    Quant aux Tay, qui sont arrivés avant le groupe H'Mong-Dao, ils se sont installés dans la vallée, ont construit leurs maisons sur pilotis dont les toits de palme émergent juste au-dessus de leurs rizières sur le fond des montagnes qui forment, ici la frontière avec la Chine.

    Ils sont à pied d'oeuvre pour les entretenir. Il ne s'en privent pas et on les voit sans arrêt et en toutes saisons, à la besogne. 

     

    C'est impossible, dit la fierté, c'est risqué dit l'expérience, c'est sans issue dit la raison, essayons dit le coeur .

                                                                                                                          (WA Ward)

     

     


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  • Grâce au ciel, la pluie et le soleil sont venus à temps

    Ici, l'on herse à sec, là-bas, on laboure les rizières inondées

    Nous n'aurons pas à plaindre longtemps nos peines

    Aujourd'hui l'eau argentée, demain le riz d'or

    Ne laissons pas les rizières en friches

    Autant de pouces de terre, autant de pouces d'or

                                                  (chanson populaire)

    Une rizière par jour 22

     

    Que j'aime ces petites routes, aux alentours de  Si Ma Cai. Dur, notre chauffeur ne voulait pas passer par peur des routes en mauvais état, nous dûmes interroger les locaux, mais une belle récompense, des vues dominantes sur les rizières, des vues dominées ou à hauteur comme ici. Les enfants se précipitent voir ces tay qui, exceptionnellement, s'aventurent chez eux, on les invite à entrer boire le thé, pour s'en vanter ensuite auprès des voisins. Ce jour là, avec nos amis Belges, nous serions bien restés au lieu de poursuivre notre périple.

    Avec Jasmin Tonkin, on va chercher aussi ici, des hébergements, on est à peu près sûrs qu'on nous y laissera tranquilles les 50 prochaines années.

     

    Plus le sage donne aux autres, plus il possède.   

                                                     [Lao-Tseu]

     

     

     


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  • Puisque ni ma prose, ni ma poesie ne sont bonnes,

    Je rentre au village natal, pour en finir, j'apprends à labourer.

    Chaque jour, la bêche sur l'épaule, je me rends aux rizières,

    S'il n'y a plus d'eau, je prends une écope à trépied pour l'amener

    S'il n'y a plus de jeunes plants, je vais en chercher encore,

    S'il n'y a plus de riz, je prends l'argent et vais en acheter.

    Demain quand la rizière sera pleine de riz mûr,

    Je le récolterai, je le rentrerai, je le battrai, je le vannerai,

    Et mes peines pour le repiquage et le labour seront payées

                                                            (chant Cao Dao)

    Le Cao Dao est une chanson-poème populaire qui reflète la vie des paysans dans le Vietnam traditionnel

    Une rizière par jour 21

     

    En pleine moisson sur la route de Vinh Quang,

     

    Plus grand est le bambou Plus bas il s'incline.

     

                                                                                       (Proverbe philippin)

     

     


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