• Les frimats de l'hiver sont derrière nous, les brumes se lèvent, le soleil chasse le crachin. Oui, si le sud vit pleinement le régime des moussons et va sortir de la période sèche, le nord, bien que sous le tropique, vit le régime des 4 saisons. 2000 km entre la frontière Chinoise et Vung Tau, c'est autant qu'entre Paris et Marrakech, pas le même climat, vous comprenez?

    Les agences de voyage ne le disent que rarement, mais il est preferable de venir au Nord Vietnam de Avril à Novembre, et au Sud, de novembre à Avril. 

    Enfin, j'habite au Nord et il me vient, avec le printemps des envies de nature, feuillages, fleurs et eau 

     


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  • Hier, encore...... Michel et Daniel, l'entraineur et le batisseur, le Basque et le Limousin, purs produits des terres de mes lointains ancetres dont ils portaient le flambeau visceralement. Ils sont partis a l'ombre des monts du Limousin et de la Rhune. Je pense a vous

                                                                  Egoak 


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  • Quelle est pour moi, la plus belle route du Vietnam? 

    Incontestablement, je réponds la route de Nghia Lo. Le spectacle commence Sur la route de Nghia Lovraiment à Mu Cang Chai, la capitale du Tao Méo (alcool de riz dans lequel ont été mises à macérer les petites pommes produites par les H'Mong), elle passe par Thu Lé et traverse de fabuleux paysages de rizières en terrasses. 86 kilomêtres à en prendre plein les mirettes, de H'Mong, Dao et Thai qui travaillent à la production du riz, tissent, teignent, cousent font leurs emplettes, en mitraillant de leur sourires et rires les occidentaux qu'ils n'ont pas l'habitude de voir ici. La représentation a lieu toute l'année! Lorsqu'ils ne sont pas dans leur riziere, ils sont plus nombreux sur le bord de la route a entretenir les outils, les femmes ont sorti les antiques machines à coudre et taillent, cousent, brodent. Les barils d'indigo sont sortis et l'on y trempe et retrempe

    Sur la route de Nghia Lo

    les bandes de tissu de chanvre qui serviront à confectionner les habits traditionnels chamarés qu'ils porteront quotidiennement.

    N'ayez crainte, je vous en reparlerai, j'y retourne avec mes amis de Vietland Discovery bientôt, (avec un genou tout neuf) chercher des possibilités d'hébergement chez l'habitant et de randonnées à pied, vélo ou moto.

    Et j'irai revoir nos nouveaux amis Daos qui nous avaient invités à assister au mariage de leurs enfants. 

     


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  •  

     

    Les Thais sont arrivés très tôt au Vietnam, des le début du 11eme siecle, venus de la Chine, du Yunnan. D’abord les Thai Blancs (Tay Don ou Khao), puis les Thai Noirs (Tay Dam). Ils sont 1 040 000, surtout implantés dans le Sud Est.

    Les Thai ethnie minoritaire du Vietnam

    Arrivés les premiers, les Thai ont investi les vallées, plus fertiles, ou ils pratiquent la culture du riz, obtenant des rendements de 5 tonnes par hectare, grâce à des ouvrages hydrauliques.

    Les femmes sont très facilement identifiables, elles portent, quotidiennement,  une jupe longue, noire, façon sarong, une courte veste fermée par des boutons en argent, une ceinture de soie verte et une chaine d’argent à la hanche.

    Les Thai Noir s’interdisent le port du blanc qu’ils réservent au deuil. Ils boivent souvent de l’alcool avec une pipe en bambou. Les femmes  se coiffent d’un fichu (piêu) : Les plus jeunes portent un chignon sur le côté piqué d’une épingle en argent ou décorée d’une piastre (Dien Bien) qui est relevé le jour de leur mariage. Elles portent un chemisier rouge, rose, vert ou bleu.

    Les Thai ethnie minoritaire du VietnamLes femmes accouchent assises et l’on met le placenta dans un bambou pour le suspendre dans un arbre de la foret. Les Thaï, dont l'écriture date du Ve siècle, ont produit une littérature très diverse, de la poésie aux chants d'amour, en passant par les contes populaires.

    Beaucoup de Thai Noirs de la région de Son La ont soutenu les colons pendant la guerre d’Indochine. Apres la bataille de Dien Bien Phu, nombre d’entr’eux ont émigré au Laos.

     

                                     

    Grains de sagesse Thai  (recueil de Quan Xon Con)

    Les Thai ethnie minoritaire du Vietnam
    Thai Noir portant le deuil de son mari

     

    -          Rivière profonde, grenier plein de riz

    -          L’homme produit, la femme conserve

    -          Le procès coute de l’argent, le mariage, de l’alcool

    -          Courbe ou droit, un tronc d’arbre se voit

    -          Langue pleine de miel, cœur plein de fiel

    -          Demande ton chemin aux vieux, demande du riz aux jeunes filles

    -          Fille prés du garçon, buffle près du jeune riz

    -          Mieux vaut femme laide que dormir seul

    -          Mieux vaut cheval boiteux que porter la charge a l’épaule

    -          Si les étoiles sont ternes, il fera soleil, si elles brillent, il pleuvra

    -          Si les termites sortent du trou, il pleuvra. Si elles le bouchent, ciel serein

    -          Riz en rangs espaces, beaucoup de poissons. En rang serres, beaucoup de riz

    -          Quand on a plusieurs femmes, on manque de riz, trop d’amoureuses on manque de sommeil

    -          C’est difficile d’être homme, plus facile d’être singe

    Les Thai ethnie minoritaire du Vietnam Les Thai ethnie minoritaire du Vietnam
    Les Thai ethnie minoritaire du Vietnam Les Thai ethnie minoritaire du Vietnam

    Et pour finir, légende, fantasme ou coutume :

    On peut coucher avec une femme Thai avec la permission du mari, a condition de ne pas toucher.

                                                               Coucher , pas toucher

     

    (article dédié a mon ami Tuananh)

    Les Thai ethnie minoritaire du Vietnam

    Les Thai ethnie minoritaire du Vietnam

    Les Thai ethnie minoritaire du Vietnam

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les Thai ethnie minoritaire du Vietnam

    Les Thai ethnie minoritaire du Vietnam


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  •        Les Enfants d’En Face France 

                               activité 2011

     

     

     

    Deux enfants Chi et Duyen, enfants des minorités ethniques du Nord Vietnam, sauvés, un dortoir reconstruit à La Pan Tan (Lao Cai, Muong Kuong), puis l’achat de lits, suivis de la construction d’un réfectoire, on peut dire que EEFF n’a pas chômé en 2011, sans compter l’aide à la construction d’une école en Thaïlande. Les projets sont nombreux, et les sanitaires complets de l’internat des petits H’Mong Fleur sont en cours de construction.

     

    Et il restera tant à faire, et d’abord une salle de lecture pour ces enfants qui n’ont aucun endroit abrité, convenablement éclairé, pour lire, étudier, jouer, et un réfectoire au collège, l’ancien vient de s’effondrer, et l’alimentation en eau potable des villages, et………..j’arrête, il faut être raisonnable….

     

    On ne peut pas faire en sorte, tout de suite, que ces enfants se retrouvent dans des conditions d’études seulement moyennes. Et je ne parle pas des enfants pauvres qui, comme Chi et Duyen sont atteints de maladies ou de malformations congénitales sans avoir la moindre chance de survivre longtemps.

     

    Le Vietnam, qui se relève courageusement de 30 ans de guerre et d’années plus récentes de famine, s’active, mais ne peut encore tout assumer. En attendant, des enfants meurent, d’autres se voient condamnés à continuer à vivre dans la misère. Mais sachez que EEFF, petite association Française  les encourage, et l’on a vu, des armoires toutes neuves apparaître dans le dortoir de La Pan Tan, envoyées par des autorités qui ne voulaient pas être en reste, un projet de réfection des huisseries des salles de classe se mettre en place. Que EEFF suscite l’émulation, c’est une aubaine pour ces enfants.

    Dans un autre registre, 3000 enfants dans le pays, sont atteints de maladies congénitales consécutives aux conditions de vie épouvantables ou aux bombardements de dioxine américains. Le projet gouvernemental ne peut prendre en compte que 1000 d’entr’eux (et encore, partiellement). Faites le compte de ceux qui vont (y) rester.

     

    Car tout ceci demande, évidemment des investissements, de l’argent, des sous, de la fraiche, de l’oseille, appelez ca comme vous voulez,  et même si certains s’activent, s’accrochent  pour persuader des fondations de nous aider, c’est de plus en plus dur de solliciter son prochain. On comprend les hésitations consécutives aux temps difficiles, et aussi les questions récurrentes et légitimes :

     

    Combien arrivera aux enfants :  EEFF répond  93% (tous les frais déduits, c’est exceptionnel) Chez EEFF tout le monde est bénévole.

     

    Ou  ira l’argent ?  Projets et réalisations, espoirs et déceptions sont relatés en temps réel sur les différents sites et Blog. Chaque membre suit les projets, apprécie les progrès de nos protégés, nous interroge, est partie prenante des actions sur le terrain

     

                       Est-il superflu de vous dire que l’on a besoin de vous ?

     

    Pensez qu’un engagement de votre part qui correspond quotidiennement au prix d’une baguette de pain (sans parler de la déduction d’impôt), permettra de  sauver un enfant, lui permettra d’aller a l’école, d’aider des classes entières à étudier dans des conditions acceptables et de rendre les conditions de vie de leur environnement, simplement humaines. Allez !!!!!!!

    Venez rejoindre EEFF et regardez les conditions de souscription a l’association.  

     

     

                                          https://sites.google.com/site/eefffrance/

     

     

             Ils ont vraiment besoin de vous !

     

     


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