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           Manger au  Vietnam

    La cuisine au Vietnam

    La cuisine du Vietnam est, certainement, l’une des meilleures cuisines du monde. Souvent confondue avec la cuisine Chinoise, elle est beaucoup plus fine, plus travaillée. Même si la cuisine Thaïlandaise bénéficie d’une belle réputation très méritée, son association avec des épices forts la rend très agressive aux palais occidentaux.

     

    La cuisine au Vietnam

     

     C’est une cuisine, sans être végétarienne, qui est dédiée aux accompagnements en légumes et fruits, c’est aussi une cuisine d’herbes aromatiques et d’épices. La seule chose que l’on puisse lui reprocher, c’est de masquer un peu le gout de la matière première, derrière les aromates, mais quelles saveurs, quels arômes !

     Les Vietnamiens n’ont pas de four, les préparations sont bouillies, grillées ou frites. Aucune utilisation de beurre, ni de crème, rarement de farine. Elle est très diététique et fait la part belle aux produits frais du jour: Le marché de proximité bat son plein dès 6 heures du matin pour l’approvisionnement de la ménagère, de la cuisinière de trottoir, des gargottes et des restos.

     

    La cuisine au Vietnam

     

    C’est la raison pour laquelle vous trouverez les saveurs les plus affirmées ou subtiles, les arômes incomparables, chez la marchande sur le trottoir ou dans les gargotes.

    Les restaurants serviront une interprétation plus aseptiséeLa cuisine au Vietnam, issue du congélateur, voire adaptée à ce qu’ils pensent des goûts occidentaux.

     Chaque plat est servi avec une sauce à part. L’assaisonnement est laissé à l’appréciation du convive. Sauce Nuoc mam, Sauce soja, la redoutable Mam Tom, les piments sont à discrétion.

     Une petite note particuliere : Les tavernes « Bia Hoi ». Elles servent une bière à la pression, artisanale, adaptée au climat, car peu forte, moyennement gazeuse et très bon marché. Avec le pichet de bière, vous commandez ce qui peut correspondre aux tapas Espagnols : Nem Chua, Calamars et poissons séchés, mais aussi, poulet grillé, coquillages, galettes de céréales (Banh Da), etc....selon les spécialités. Il y a de ces établissements tous les 100 mètres, sous enseigne « Bia Hoi » dans lesquels la communication avec les tables voisines (que des Vietnamiens, bien sûr) est garantie.

     

    La cuisine au Vietnam

     

    Le rituel au restaurant 

     

    La cuisine au Vietnam

     

    Le restaurant de rue, ne confectionne qu’un seul plat, que l’on savoure à n’importe quelle heure de la journée, sur le trottoir. Salle à manger avec vue imprenable sur l’agitation de la ville.

    Vous  serez servis dans les restaurants locaux sur des tables basses et les tabourets obligent l’occidental à adopter la stature dite « du crapaud béat. »

     

    La cuisine au Vietnam

     

                             Les tables peuvent être très basses......

     

    La cuisine au Vietnam

     

                    ...................Et encore, plus que ça

     Chez les particuliers, on étend des nattes par terre et on s'assoit dessus. Les femmes d'un côté (celui de la cuisine), les hommes de l'autre.

    Les restaurants plus « hauts de gamme » adoptent des tables et chaises de hauteur plus conventionnelle pour les squelettes occidentaux.

     Tous les plats sont servis en même temps et on les déguste dans l’ordre de son choix. La quantité est adaptée au nombre de convives et chacun d’eux se sert sans ordre défini.

    Les baguettes sont incontournables. Associées au bol, ellesLa cuisine au Vietnam sont l'ustensile le plus commode pour saisir les aliments en fines lamelles, les légumes ciselés, et, paradoxalement, le riz. Lancez-vous, l'apprentissage est court et ne vous laissera pas affamé. Par contre, ne les plantez pas dans votre bol, cela évoque les batonnets d'encens des cérémonie funèbres.

    Si vous êtes invité par un Vietnamien, il vous fera honneur en vous servant dans votre bol et en utilisant les gros bouts de ses baguettes

     Pas de dessert. Dans les restos établis, quelquefois, on vous servira des fruits, par politesse, des pastèques ou des ananas. Vous aurez accès aux meilleurs fruits du pays, en les achetant sur le bord de la route.

     


    La cuisine au VietnamDans chaque restaurant local, une table est réservée aux convives qui souhaitent boire du thé vert (gratuitement) ou fumer la pipe à eau après leur repas. Les Vietnamiens aiment faire connaissance avec leurs voisins à ce moment, donc une bonne occasion de partager.

    A part dans les restos touristiques, le thé vert est gratuit.

    Dans le repas traditionnel, il n’est pas vraiment prévu de se désaltérer. Les locaux aiment faire la fête et le repas au restaurant en est leur occasion favorite. Ils consomment alors beaucoup d’alcool de riz au cri de "Chuc Suc Khoë" (Santé)

     J'l'ai déjà vu quelque part, c'est quelle ethnie?                                        

    portant de nombreux toasts dans de petits verres (heureusement). Lorsque vous trinquerez, votre interlocuteur portera son verre plus bas que le vôtre par respect.

     

    La cuisine au Vietnam

     Chez des enseignants Tay, à la frontière de la Chine....C'est pas tous des Tay, si?

    Sinon, la bière est excellente, Bia Hanoi, VietA, Larue (survivante de l’époque coloniale), Saigon, 333 (réplique de la 33 ) etc... Souvent elles sont sous licence européenne.

     Partout dans le Vietnam, vous trouverez de l’eau capsulée : La Vie, Vital, Aquafina.

     Il ne viendra jamais à l’idée d’un Vietnamien de faire des glaçons avec de l’eau non potable. Chaque famille a une bouilloire chez elle, a une fontaine d’eau potable ou commande ses glaçons directement à une fabrique.

    Donc, vous n’êtes pas obligés de vous passer de boisson rafraichie, par exemple, du désaltérant Trà đá (thé vert glacé), ou d’un Nâu đá (Café crème glacé).

     

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                                            Tra Da sur fond de rizière

    Le café, il faut s'habituer, c'est du robusta et servi très fort.Il a un petit goût de caramel, car très torréfié. Avec du lait concentré et des glaçons, vous m'en direz des nouvelles: C'est le  Nau Da, ou alors chaud: Nau Nom

    Mais, pour rester dans des normes gustatives connues, vous pouvez commander un café 3+1, certes en poudre, et fabriqué par le lobby Nestlé.

    Cependant, si vous passez par les Hauts Plateaux du Centre, particulièrement pas Buon Me Tuot, ne partez pas sans être allés à la cafétéria du Musée des ethnies où ils servent le meilleur café que je n'ai jamais bu. Quel nectar!

      

    Les ingrédients 

    -Poulets et canards : Le goût est incomparable, si ce n’est à nos volailles de ferme, d'il y a 50 ans. Lorsque vous parcourez le Vietnam, vous verrez poules et canards se promener en liberté(les restaurants affichent Gà di bô= poulets qui marchent à pied) prenant leur alimentation dans les rizières, graines, escargots, etc. Cela donne une chair savoureuse, mais ferme, toute en muscles. En occident. Nos volailles même labellisées, ont remplacé leurs aliments « sportifs » par des synthétiques. Aussi, lorsqu’on secoue un pilon de volaille Vietnamienne, la viande ne se détache pas, le cartilage ne fait pas 2 cm, et la viande est ferme, voire dure, mais très goûteuse.

     

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       Nous, "vit di xe may", canards qui vont à moto, on ne risque rien......Et viens-y voir si nos pattes se détachent, tu tateras de mon bec, pour voir si c'est du cartilage!!!!!!!

    Les Vietnamiens mangent le poulet, souvent bouilli et peu cuit. L’occidental, lui, préfère grillé ou frit. Goûtez surtout le poulet au miel, au gingembre, à la citronnelle, le canard grillé au barbecue ou au paprika

    -La Chèvre La viande de chèvre, spécialité de Ninh Binh n’est pas forte

     

    La cuisine au Vietnam

      Les petites chèvres de Ninh Binh, Dê Nui, ont une chair tendre et et goûteuse, pas forte du tout. On vous en apportera sur votre table avec des herbes, des morceaux d'ananas, de concombres et de  la galette de riz, et vous vous ferez vous-mêmes de très bons nems. 

     

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    Grillade de viande de chêvre direct sur la table

     

    - Viande rouge On n’a pas l’habitude ici de faire rassire la viande de bœuf 3 semaines en chambre froide. Aussi celle qui vous sera servie sera très goûteuse, mais ferme. La viande de buffle, moins chère, est même dure.

     

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    - Le porc  C'est une viande beaucoup consommée au Vietnam et majoritairement dans les minorités ethniques. Le porc des H'Mong est copieusement nourri pour que sa viande soit à grosse proportion de gras. Il vit, lui aussi en liberté jusqu'à l'abattage. Sa coenne, au contraire de nos porcins de batterie est délicieuse et il faut que je ramène quelques fayots et de l'huile de noix pour regouter un des mets traditionnels des campagnes par chez nous.

     

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         Ce n'est pas à cause des cochonneries que ça doit se terminer en  cochonnailles!!!

     

      Le cheval  Consommé dans les montagnes du nord, car, c'est là qu'il est aussi utilisé encore un peu, comme monture .

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               Allez direct chez Spanghero

     

     

    Les herbes aromatiques Elles sont omniprésentes dans la cuisine. On ne peut les énumérer, tant il y en a. Songez qu’il y a 5 basilics différents.

     

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          Et la lot, vous connaissiez.....Alors, demandez à Hien.....Ses nems enveloppés par les feuilles de la lot, un délice!

     

    Les plats traditionnels

    - Les nems

    Bien sûr, nul ne se rend au Vietnam sans avoir l’intention de déguster « in live » les célèbres nems. Vous ne dégusterez jamais deux fois les mêmes : Nems à toutes sortes de viandes et poissons, nems enveloppés dans les feuilles de « la lot », nem chua (au porc fermenté, un délice), etc...etc... Si vous assistez a un cours de cuisine, ce sera evidement l’occasion de connaitre les secrets qui vous permettront de « briller » à votre retour, en déshonorant le resto « Chinois du coin »

     

    La Pho

     Moins connue que le nem, la soupe Vietnamienne, une des spécialités de Hanoi n’est savoureuse que dégustée sur le trottoir. Bouillon de pâtes blanches, aromatisé de coriandre, citron vert et lamelles de poulet ou de bœuf. Pour moins d’un euros vous ferez un petit déjeuner qui vous tiendra jusqu’à midi, voire beaucoup plus

     

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    -Cha Ca

    Cha Ca, c’est le nom d’un restaurant qui a donné son nom à la rue Cha Ca à Hanoi. C’est dire si la maison est réputée.

    Le Cha Ca, plat unique, ce sont des dés de poisson du Fleuve Rouge (plus souvent du Delta du Mékong), qui sont frits sur votre table avec de l’aneth et des pâtes blanches.

    Vous pouvez choisir le resto historique dans la maison d’origine, mais si vous êtes soucieux de la qualité et du goût de votre Cha Ca, vous pouvez aller à l’autre adresse, plus salubre et moins « cavalerie »

    -Bun Cha

    Ce plat traditionnel est constitué d’un bol de soupe froide contenant des morceaux de porc grillés et des lamelles de papaye vertes. On y ajoute des « bun » (pâtes blanches), de la menthe, piments, poivre, soja et salade. Une idée, si votre gargote en fait, commandez quelques nems de crabe ou de porc que vous tremperez dans le bouillon….Et honte à vous, si vous venez dans le nord sans goûter au Bun Cha

     

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                                               Gargote à Bun Cha

    -Le Bun Ca :

    Plat de pâtes et de poissons, excellent pour tester le poisson au Vietnam.

    -Le Banh Mi :

     Petit sandwich à la vietnamienne, il comble les petits appétits tout comme les grosses faims. Pain garni de saucisses, porc ou poulet avec salade, etc…L’interprétation est libre

    Le pain, survivance du colonialisme est de plus en plus prisé: Il devient meilleur depuis qu'on ne tente plus de le sucrer ou de l'aromatiser. Lorsqu'on va voir la famille, on achète du pain en cadeau.

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    Confection de pain à l'orphelinat de Kon Tun

     

     

    Le Banh Cuon

    Crèpes de farine de riz avec de la viande séchée que l'on trempe dans un bouillon avec des herbes, menthe, coriandre. Souvent servi au petit-déjeuner, nos amis venus avec nous à Méo Vac aiment bien.......surtout l'athmosphère.

     -  Le Mien Xao :

    Vermicelle cuit une première fois et sauté au wok, il s’accompagne de différentes viandes et de légumes.

    -Le Mi Xao  

    Connu aussi en occident, ces nouilles instantanées, tout comme le Mien Xao, sont sautées dans le l’huile au wok à ce que vous auriez pu goûter en Europe.

    -Mi Tôm

    Pâtes instantanées en sachet que l’on trempe dans un bouillon livré dans le sachet et agrémenté d’un œuf, de viande en lamelles, de coriandre, piment, etc.. 

    - Le Com rang :

    Riz blanc passé à la manière du Mien Xao et du Mi Xao au wok et accompagné de bœuf, poulet, ou bien de fruits de mer.

    Le Xoi :

    Riz gluant ou riz collant, il en existe plusieurs sortes aux odeurs et saveurs multiples. Il est souvent préparé pour les repas de fête ou pour faire des gâteaux.

    Le poulet au miel :

    L’aile ou la cuisse ? Les morceaux de poulet cuits au barbecue dans la rue du Poulet d’Hanoi proposent un merveilleux mélange de sucré-salé.

     -L’alcool de riz :

    S’écrit « ruou » et se prononce « zio », il existe beaucoup d’alcool de riz différent dans lesquels macèrent toutes sortes de choses allant d’insectes au serpent en passant par singes et couilles de bouc !

    Version montagnarde : L’alcool de maïs

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           Alcool de couilles de boucs                                       Belle fin de cobra

    Version H’Mong : Le Tao Méo (littéralement Pomme des H’Mong). Alcool de maïs dans lequel on a laissé macérer des petites pommes cultivées à flanc de montagne.

    Pour tous ces breuvages, le mode d’emploi est le même: Porter le verre à la bouche en scandant mot, hai, ba zoooooo!!!! et ingurgiter cul sec!

    - Le bun dau mam tôm :

    Nouilles blanches et tofu à la sauce aux crevettes. Vous n’êtes pas obligés de m’inviter, la Mam Tôm est redoutable. Si je me plains que le tofu n’a aucun goût, la sauce crevette, elle, n’en manque pas.

    Les pattes de poulet :

    Les vietnamiens sont friands des pâtes de poulet, bouillies ou bien cuites au barbecue.

    -La fondue Vietnamienne : Lau

    Devant vous, mijote un bouillon, dans lequel on a déjà jeté des ingrédients, des os de porc, de la citronnelle, de l’ananas, des tomates, de l’anis étoilé, etc…. Au fur et à mesure du repas, on fait cuire de la viande, des légumes, le jus s’épaissit. On terminera par des vermicelles et un bouillon devenu des plus savoureux.

    On mange de fondues au poulet, bœuf, canard, fruits de mer, etc…….

     

     Les Pâtes, les nouilles: Ce sont les Bun: pâtes de riz déjà cuites plates (pour la pho) ou circulaires (Bun Cha, Cha Ca)

    Elles sont blanches.

    My (pour My Tôm) Pâtes de farine de blé, elles sont jaunes

    -Les fruits

    Goûtez les fruits vendus à la saison sur les bords de route ou par les palancheuses de Hanoi. Elles vous épluchent un petit ananas en une minute, juteux et sucré pas comparable à ce que l’on appelle ananas en France et qui vous coûtera à peine 1 euro. Huuuummm ! Les pommes canelle en juillet, aout et septembre, les longanes en juillet et août, les oranges sur la route de Ha Giang en novembre, les pamplemousses dans le sud et aussi à Yen Bai, les fruits du jaquier, les ramboutans, mangoustans, papayes, (demandez à déguster une salade de papayes vertes).

    Quant au redoutable durian, vous le goûterez à l'extérieur, il est interdit d'entrée dans les hôtels et dans les soutes d'avion, pour cause d'arôme un peu trop affirmé.

     

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                                       Le durian

    Les mets de fêtes:  Les plus connus sont ceux de la fête du Têt, surtout la Banh Chung. Mais il y a aussi le Banh Mat

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                       Le Banh Mat et la Banh Chung, mets du Têt faits à base de riz

     

     

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    Fête du Têt, a l'entrée de la Pagode de l'Ouest, vente de Banh La et autres gâteaux de riz

     

    Pour les aventuriers :

    Trung Vit Lon ou l’œuf fécondé : 

    Œufs couvés de poules ou de canes, un plat traditionnel vietnamien !

    Attention, à éviter le soir, gorgé de protéines, l’œuf « de cent ans » vous empêchera de dormir 

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    - Le serpent :

    Appel à la découverte, le viande de serpent est proche de celle du poulet et est cuisinée en plats comme en nems. Il existe un village des serpents dans la banlieue d’Hanoi, Le Mat, où l’on ne sert que de ces reptiles. Vous choisissez votre animal selon votre appétit et le nombre de participants. Il est tué devant vos yeux, son sang et sa bile recueillis dans une bouteille d’alcool de riz. L’invité d’honneur aura le privilège de gober le cœur encore palpitant, ce qui lui donnera force et courage (déjà qu’il n’en était pas dépourvu pour faire cette expérience !)

    Le serpent est cuisiné pour différents plats : nems, filets grillés aromatisés, peau grillée aux arachides, beignets, bouillon, etc… C’est succulent, je vous assure, et quelle expérience à raconter à votre retour. 

    En plus, les restaurants sont des anciennes maisons de mandarins, de véritables musées.

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    Prenez un serpent bien vivant.....Celui- ci ou celui-là...ou les deux selon nombre et appétit

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            Saignez le sans écouter ses protestations, au dessus d'un verre d'alcool de riz

     

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                                        Crevez la bile au-dessus d'un autre verre

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                                  Partagez les deux nectars entre les convives

     

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        L'invité d'honneur gobera le coeur encore palpitant pour avoir force et courage

     

     

    -Le Nhong ou cocon de ver à soie :

     Considéré comme un aliment raffiné à Hanoi, le cocon est frit dans l’huile et accompagné de sauce de poisson.

     

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                 On fait couler la soupe d'intestins de porc avec des verres de ruou

     

    - Le chien

    Le sujet qui fâche !!!!! Il faut savoir trois choses :

     Les chiens destinés à la boucherie, sont élevés pour cela, comme nos vaches, lapins, poussins, chevreaux, canetons.

    On ne vous fera jamais manger de la viande de chien à votre insu, elle est beaucoup plus chère que les autres.

    C’est une coutume culturelle du nord, on mange du chien les derniers jours du mois lunaire, cela porte bonheur.

    Tordons le cou à une autre idée reçue : Les bêtes sont tuées proprement, et jamais battues avant, « pour attendrir la viande »

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    -Tiet Canh : Le sang de canard

    Le sang de canard a été mélangé à un élément anti coagulant et il est servi en gelée presque liquide dans un bol saupoudré d’arachides et d’herbes aromatiques. C’est bon, mais il faut s’habituer à l’aspect.

     

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    Plus de trente années de guerre suivies de périodes de famine très graves ont fait que les Vietnamiens ont mangé tout ce qui poussait et tout ce qui bougeait.

     Larves d’abeilles, vers a soie, rats de rizieres, grillons et insectes, intestins de porc, serpents peuvent se retrouver sur votre table si vous en exprimez le désir.

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          Cafards au piment                        Grillons au miel et gigembre

     

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                                     Les larves d'abeilles

     

    Manger au Vietnam

    Et les croustillantes tarentules!!!!!!!!!!!!!

    Les saveurs sont souvent surprenantes, mais certains mets sont délicieux, pour peu que le cuisinier ait un peu de talent.

     

    La cuisine au Vietnam

     

    Ah oui !!!!! Ils mangent aussi des grenouilles et des escargots…..BEURKKK !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Le repas est une fête au Vietnam. La moindre fête est ponctuée par un banquet, on se réunit autour de plats et d'alcool pour la moindre occasion: Anniversaire de la mort d'un ancêtre, mariage, anniversaire de son entreprise, de la victoire de...de la défaite de...et quand il n'y a aucune raison, c'est une bonne raison pour manger et boire.

    Plus sérieusement, ce goût des Vietnamiens pour les repas en commun vient évidemment de périodes de disette et de guerres pas si lointaines.


    3 commentaires
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       Détection   au district de Song Lô           

     

                        Inquiétude de maman            

    Avions nous bien compris les conséquences de l’intégration du  Professeur Dao dans l’effectif  des Enfants d’En  Face France au Vietnam ?

    Pour nous, les « Vietnamiens », pas tout à fait. Son concours semblait nous  permettre  essentiellement de faire le lien entre notre logistique et les services hospitaliers de l’hôpital Tim de Hanoi.

    Mais c’était penser que ce chirurgien de renom, administrateur respecté, avocat  et mélomane se contenterait de jouer un rôle de roue de transmission, c’était aussi, peut-être, assez mal le juger.

    Nous avions eu un premier aperçu de sa détermination dans la province de Ninh Binh, mais dès que nous lui avons dit que EEFF souhaitait continuer son activité auprès des enfants malades, Dao a contacté le directeur des  services sanitaires de la Province de Vin Phuc et l’administration du district de Song Lô.

    Ensemble, ils ont organisé un rassemblement d’enfants malades dans la commune de Duc Bac, afin de faire un travail de prospection.

    Ainsi, au lieu d’attendre que l’on nous communique le cas d’enfants déjà répertoriés, c’est à un véritable travail de repérage en amont qui va être entrepris.

     

    Ainsi, Dao a organisé ce jour là un rassemblement d’une dizaine d’enfants dans le dispensaire de la commune et déjà vus par le médecin du lieu.

     

    Par contre, l’intervention fut beaucoup plus dure, car, comme nous le verrons, deux familles ont appris la gravité du mal de leur enfant ce jour là.

     

     On ne rit jamais si fort, si longtemps et si haut, que lorsqu'on veut cacher sa douleur. (Lao Tseu)

     

    Version occidentale :

    Comme disait Saint Laurent sur son gril : « Il faut savoir tirer le comique de chaque situation » (André Roussin)

     

    C’est pourquoi il est important que je vous conte la journée sur un mode plus plaisant que la simple relation médicale.

     

     

     

     

    Jeudi 7 mai 2014

     

    C’est un jour à ne pas mettre un Français dehors : 60ème  Anniversaire de Dien Bien Phu. (Pensez donc, il fêtent les défaites, ici !)

    6 heures, Ninh, conduit par l’ami Thanh vient me chercher avant de prendre Dao devant chez lui.

    D’emblée le Professeur nous explique que ses amis nous attendent pour prendre le petit-déjeuner à Vin Phuc.

    Vin Phuc est une province essentiellement agricole inconnue du tourisme, mais absolument magnifique, surtout en cette saison où les rizières aux épis déjà fournis offrent des dégradés de verts, où l’eau nécessaire à cette culture serpente dans les herbes,  jalonnée d’ouvrages piscicoles.

     

     

    Elle est le premier contrefort des montagnes du nord et le site balnéaire de Tam Dao, très prisé  des colons,  n’est pas très loin. Les conditions sanitaires ne sont pas bonnes. Officiellement, l’eau serait naturellement polluée d’un excès de fer, mais le Sous Directeur de la Santé m’avouera qu’encore aucune étude sérieuse n’a été diligentée pour expliquer que sur un échantillonnage de 5000 enfants de la province, 47 soient des malades cardiaques.

    La population est constituée de Kinh (Leur berceau, Phu To, capitale des rois Hung n’est pas loin) et de 25% de minorités ethniques : des Cao Lan, des San Diu et des Tay.

    Le district est peuplé de 98000 habitants parmi lesquels 8, 26 % sont répertoriés comme très pauvres.

                       

    C’est dans le chef lieu que Ban, le directeur du département de l’enfance de la province nous accueille avec ses adjointes Hang et Hue pour un petit-déjeuner local. Il est 7h 30 AM si, si !

     

     

                 Dao et Ban, directeur de la sauvegarde de l'enfance de Vinh Phuc

    Et c’est là que vous allez pouvoir toucher du doigt la dure réalité de la démarche humanitaire au Vietnam : Le petit déjeuner, ce n’est pas viennoiseries-pain-beurre-confiture-toasts-jus de fruits.

    Pour commencer, alcool de riz sans lequel vous pourrez repartir à Hanoi,  avec tous les déshonneurs dus à votre rang de malappris.

     

     

           Banh a dégainé la bouteille de riou. Ninh cache bien son enthousiasme

    Vous avez fait alors le plus facile, car arrivent les œufs de canne couvés issus d’une interruption de grossesse chez une poulette du coin. Vous aurez le verre de riou pour faire couler avant d’attaquer le sang de canard non coagulé et, quand même, la soupe de nouilles au poulet. J’avoue avoir un peu zappé la Mam Tom, sauce de crevette fermentée. A l’odeur on trouve que c’est comparable  au cadavre de putois, au goût, c’est dommage, j’aurais préféré le putois.

     

     

     

     

     

     

    Les oeufs couvés, on les couve des yeux                    Bols de sang de canard frais

     

     

     

    Quand même……………………UN   C A F E

     

     

     

     

    Après ça, je vous assure vous êtes prêt à sauver le planète juste avant d’attaquer les galaxies avoisinantes.

     

    Nous nous rendons alors au dispensaire de Duc Bac, non sans nous être arrêtés pour acheter des friandises aux enfants.

     

     

    Là une dizaine de familles nous attend. Le responsable et des adjoints, le médecin du lieu nous donnent un aperçu des différents cas, et Dao commence les visites, ausculte, diagnostique.

     

     

         Réunion préparatoire avec le directeur du dispensaire, et le médecin du centre

     

     

    Les mamans sont anxieuses, les enfants insouciants jouent, se taquinent.

     

     

     

     

     

     

     

     

    A la fin, Dao retient le cas de deux enfants dont l’état lui semble préoccupant et pour lequel il demande une visite à l’hôpital de Hanoi, le plus rapidement possible. Thuy et Huy ont 8 ans, mais manifestement, la maman et lui n’étaient pas préparés à cette nouvelle et ils s’effondrent un long moment.

     

    Hyen et Huy viennent d'apprendre

     

    Thuy et son père semblent simplement fatalistes, il sont habitués au malheur.

     

     

    Huy, jeune garçon de 8 ans et Thuy, 8 ans également vont devoir venir à Hanoi pour des examens plus approffondis.

    Un des critères d’intervention de Les Enfants d’En Face, c’est la pauvreté des familles qui ne permet pas d’engager des frais pour une hospitalisation.

    Nous allons alors visiter les deux familles.

    La famille de Huy vit dans une superbe maison neuve accolée à une demeure familiale qui traduit un niveau de vie élevé. Ils ont un des plus beaux autels des Ancêtres que je n’aie  jamais vu.

     

     

     

     

    Nous partons ensuite chez Thuy dont la maison est située au milieu des rizières dans un paysage somptueux. C’est la seule richesse que nous y verrons. La maison est petite, 5 personnes y vivent. Le père Hanh 29 ans, la mère Muoi, 32 ans, Thuy, sa sœur Huong 10 ans et son frère Linh, 6 ans. L’école est distante de 4 km.

    Ils cultivent 2 sao de terrain appartenant aux grands-parents. 2 sao, c’est déjà insuffisant pour 3 personnes. Aussi Hanh se loue lorsqu’il y a des chantiers.

     

     

     

    Huong , 10 ans, Thuy, Hanh et Muoi la maman. Linh, 6 ans est à l'école

    La maison de la famille

     

     

    Il ne nous restait plus qu’à rencontrer Dzu, le directeur de la santé de la Province, afin de faire un tour d’horizon concernant les actions de EEFF, l’état des établissements qui accueillent les enfants, et plus largement, l’évolution du tourisme dans ce territoire qui ne manque pas d’atoûts, mais qui souhaite garder ses tradititons et son authenticité.

     

     

                             Dzu porte un toast à Enfants d'En Face

     

     

     

    C’est au cours d’un repas auquel Dzu avait aussi convié ses proches collaborateurs que nous avons clôturé cette journée de détection et avec la promesse de notre nouvel ami, de favoriser nos actions, dont il nous remercia.

     

    La vie difficile du représentant d'Enfants d'En Face au Vietnam

     


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  •            Phu Lang:  Village de potiers

     

     

    Phu Lang, village de potiers

     

     

    La fabrication de poteries, de céramiques et de porcelaines est une pratique très ancienne au Vietnam.

    Beaucoup de villages sont réputés : Huong Canh, Tho Ha, Bat Trang ou Phù Lang.

    Phu Lang, village de potiers

                     Au contraire de Phu Lang, on utilise des moules

    Bat Trang est le plus connu, car, placé sur la route de retour de la Baie d’Halong, il fabrique des objets qui peuvent être achetés en souvenirs par les touristes.

     

    Phu Lang, village de potiers

     

     

    Phu Lang, village de potiers

     

                  Les murs en briques sont terminés avec des urnes funéraires déclassées

    C’est vrai que Phu Lang, spécialisé dans les urnes funéraires, est moins bien avantagé. Pourtant, ce village, placé à 60 km de Hanoi, a un charme certain.

    Des ruelles qui serpentent bordées de murs de briques rouges, terminés parfois par les rebus des urnes funéraires, des amoncellements de jarres qui dégorgent de maisons traditionnelles et une activité des habitants qui tourne autour de la spécialité du lieu : Des poteries rugueuses à l’émail brun clair, selon une technique qui date de la dynastie des Ly (1010~1225) et ramenée de Chine par des mandarins.

    Phu Lang, village de potiers

    Phu Lang, village de potiers

     

     

     

     

     

     

         Canalisations en terre cuite

    La technique n’a pas changé, certains tours sont encore « pédestromobiles ».

    Des fours à bois sont toujours utilisés, mais le gaz commence à pénétrer ce milieu conservateur.

     

    Phu Lang, village de potiers

     

    Les murs du villages sont marqués par l’activité, réalisés avec des briques et même avec des urnes ou d’autres produits, rejetés non conformes.

    Autrefois, Phu Lang avait sa propre carrière d’argile mais dorénavant, elle doit être amenée d’ailleurs avant d’être transformée sur place pour la débarrasser de ses impuretés.

    Phu Lang, village de potiersPhu Lang, village de potiers

    Quelques villageois, les plus talentueux, se sont tournés vers une production artistique, mieux rémunérée que les urnes funéraires ou les ustensiles. Ils laissent leur talent s’exprimer à travers la peinture, la sculpture, les fresques, l’émaillage.

     

    Phu Lang, village de potiers

    Phu Lang, village de potiersPhu Lang, village de potiers

     

     

     

     

     

     

                                                             Thieu, l'artiste

    Les couleurs brunes jaunes, ocres des poteries de Phu Lang constituent un secret de fabrication jalousement gardé par les familles

     

    Phu Lang, village de potiers

     

                                    


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  • Comme il était prévu, les deux enfants que nous avions visités sont venus faire une journée d'examens à l'hôpital de Hanoi.

    Les communications étaient meilleures pour eux que pour les enfants précédents, et Dat est venu en premier.

    Examens rapides, car les praticiens ont trouvé son cas en évolution et ont décidé d'attendre 6 mois avant d'opérer.

    Pour Thuy, elle est venue de bon matin par un bus public. Nous sommes allés la rencontrer à l'hôpital Tim et avons découvert une maman rayonnante, ce qui la transformait par rapport  à notre visite chez elle.

     

    Visite de Dat et Thuy à l'hôpital

    La raison est très compréhensible, Thuy n'aura pas besoin d'intervention chirurgicale: La période critique est passée, et la valve incriminée se resserre. Ce n'est pas le guérison, certes, mais, au prix d'un long traitement, elle devrait accéder à une vie normale.

     Imaginez le joie de Man, la maman. Depuis plus de 4 ans, on lui dit que Thuy va devoir subir une opération grave qu'elle ne peut assumer matériellement et qu'elle vit dans cette hantise.

    Nous partageons ce bonheur, 2 enfants qui repartent dans un nouveau climat de confiance.

    Les Enfants d'En Face France ont réglé les frais de visite et de médicaments et vont pouvoir rapidement assurer une meilleure santé à de nouveaux petits, apporter le bonheur dans les familles. 

     Les autres difficultés des enfants sont aussi prises en compte, EEFF a donné à Man,  de quoi payer un vélo pour que la grande soeur de 12 ans, Phuong puisse aller à l'école dans de meilleures conditions.

     

    Visite de Dat et Thuy à l'hôpital

    Dans la salle des pas perdus de l'hôpital du coeur, Ninh remplit les documents administratifs pour Man.

     

    Visite de Dat et Thuy à l'hôpital

    Visite de Dat et Thuy à l'hôpital

    Passage à la caisse

    Mais Maître Dao ne nous laisse pas une journée à "bader aux corneilles".

    Aussitôt, il nous indique qu'il souhaite nous faire visiter des cas dans la Province de Phu To (pas loin de chez Chi). 

    Bon, l'équipe va laisser tourner le moteur, et après l'avis favorable du président Bobin nous nous faisons à l'idée de repartir en détection.

    Allez! Ce seront encore des émotions.............

     

    A Bientôt sur le fil de ce blog, promis, on vous dira tout, encore une fois.

     

     

     


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  •           EEFF au village de Ninh An

     

    Première étape

    Dan s’est aussitôt mis au travail. Il  est parti en recherche, activé ses contacts, contacté les autorités administratives.

    Le village de Ninh An a retenu son attention. Nous nous sommes déplacés, Ninh, Tuananh et moi,  pour rencontrer Monsieur Toan, le Vice-Président de la commune pour qu’il nous dresse un aperçu de ses administrés les plus pauvres, ainsi que l’état des organismes communaux chargés de les accueillir.

     

    Toan, le sous directeur, encadré par Ninh et Dan

     

    Il nous a aussitôt parlé de l’école communale et de la salle des professeurs. Mais EEFF s’occupe en priorité des enfants eux-mêmes. Nous avons toutefois visité l’établissement de 300 élèves. Les locaux sont propres.  Certes,  en France, on trouverait inadmissible d’y envoyer nos enfants, mais ici, il ne nous a pas paru plus nécessiteux que beaucoup d’autres établissements, en tous cas pas  prioritaire par rapport à certaines actions de notre ONG, en Birmanie ou en Thaïlande.

     

     

     

     

     

     

        L'entrée de l'école primaire                       Pas reluisantes, les toilettes, mais existent                            

    Nous avons visité, remarqué l’état des sanitaires qui ont le mérite d’exister, et toujours par comparaison, (par exemple, les sanitaires des   établissements de Yen Thang, avant que AG Monde n’intervienne), n’avons pas  jugé le  projet déterminant. Il fut très dur de décider et dire au directeur, « Oui, bien sûr, mais il y a bien pire ! »

    Nous avons fait un tour d’horizon quasi complet avec le directeur de l’école : Pas d’absentéisme, les enfants  habitent, au maximum, à 3 km de l’école.

    Par contre,  Toan nous remet une liste d’enfants pauvres, atteints de malformations cardiaques et issus des familles pauvres. A Ninh An, il a été répertorié 3 pour cent de familles pauvres….Et quand, ici , on vous classe officiellement une famille comme  pauvre !!……………….

     

    Seconde étape

    Nous  retournons à Hanoi soumettre cette liste au Professeur Dao.

    De cette liste  il extrait 2 noms qui, pour lui, sont les plus sensibles médicalement, car très tardifs.

    Nous allons alors reprendre la route de la province pour visiter la famille.

     

    Troisième  étape

    Nous repartons au petit matin, avec Dao, excité  comme un carabin, Ninh, un peu fatigué par une nuit à suivre les match de football de la Coupe d’Europe, et moi. Tuanannh est resté au bureau de Vietlanddiscovery, c’est la haute saison et il faut bien faire «tourner la  boutique »

    Après un petit arrêt à Phu Ly pour déguster le Bun Cha et café petitdéjeuner, nous arrivons, après avoir passé la ville de Ninh Binh de 10 km au village de Dat.

    Nous y rejoignons l’ami Dan, ainsi que Madame Hieu,  chef de la sécurité  sociale du district.

     

                                    Dat

     

     

    Dat : Garçon assez dynamique de 3 ans

    Le père de Dat : Phuc, 30 ans , ouvrier dans une carrière de pierres à 5km de la maison. La maison est celle des grands-parents, une seule chambre pour 6 personnes, 1 lit double, le reste dort sur une natte posée sur le ciment. Peu de meubles.

    La maman : Hien, 31 ans, handicapée, ne peut travailler

    Linh ,  8 mois. La petite sœur, qui me semble si amorphe que je pense que c’est pour elle que nous sommes là.

    Le cas de Dat est malheureusement un cas d’espèce. La malformation a été détectée assez tôt, mais les parents n’ont pas l’argent pour l’intervention.

     

    Devant la maison, un taudis, 3 générations dans la même chambre à 1 seul

    lit. En noir, Madame Hieu, directrice de la sécurité sociale du district

     

    Dao examine l’enfant, l’auculte, examine les radios. Il doit téléphoner au spécialiste à l’hôpital de Ninh BBinh, car il n’a pas suffisamment d’infos sur l’état de Dat.

     

    Dao examine Dat

     

     

     

     

     

     

     

           Dao explique le cas de Dat .....                         ............et ausculte  Linh 

    Au final, si Dat n’est pas opéré,le risque est que l’eau envahisse ses poumons, sans compter le délabrement de son état général. Mais c’est très tardif. 

    Dao a aussi examiné la petite sœur,  Linh dont l’état m’inquiétait. Bien sûr, elle n’a jamais vu un médecin, par manque d’argent.  Il nous assure qu’elle n’a pas besoin d’autre visite médicale, mais demande aux parents de surveiller son hygiène de vie, et aussi de mieux lui  couvrir la poitrine.

     

     

       Grands parents et parents, Ninh et Dan entourent Dat. Comme la tradition Vietnamienne le veut, la famille a reçu des cadeaux de EEFF, lors de la visite

     

     

                                      Thuy

     

    Thuy, avec sa maman Man 
     

    Thuy habite avec ses parents, au village de Dong Hoi, dans la  même commune.

    Thuy : 5 ans.  Elle ne porte pas, de stigmates visibles de son handicap

    Man, 36 ans. Enceinte d’un troisième enfant elle est ouvrière agricole, le couple, venu de la province voisine n’a pas de lopin et doit se louer à la journée.

    Anh, 39 ans. Nous ne le verrons pas, il a trouvé quelques jours de travail. Ils habitent un taudis à côté des parents qui nous reçoivent dans une maison sans meubles.

    Phuong, la grande sœur, 12 ans.

     

    Leur Maison près de celle des grands-parents

     

     Elle aussi, on a détecté l’anomalie très tôt (à 8 mois), mais elle ne fut pas opérée, faute de moyens. Le cœur, au repos, bat à 120 coups/minute, une valve reste ouverte en permanence. Le risque est très grand : Un caillot peut se former, mal placé, il peut entrainer la mort instantanément.

    Evidemment, son cas est le plus  urgent.

     

    pratiquement pas de meuble, on est allé chercher des chaises chez le voisin

     

    Dao est inquiet pour  Thuy  et, après l’avoir  examinée, va téléphoner à un de ses amis de l’hôpital Tim de Hanoi, chirurgien spécialiste de ce cas qui va s’occuper d’elle si nous pouvons la diriger vers lui.

     

    Seule Phuong sait écrire, la maman lui a confié d'écrire les recommandations de Dao

     

    Pour ces deux enfants, Dao nous assure qu’il fera son possible pour nous faire bénéficier d’une

    Je n’oublierai pas la supplique muette et la peur  dans les yeux  de la maman, au bord des larmes. Thuy est restée réfugiée dans ses bras durant toute notre visiite, visiblement terrifiée.

     

    Quatrième étape

    Le professeur Dao demande que le président de la commune nous reçoive.

    C’est autour du thé traditionnel offert par Nhanh, que notre ami va stigmatiser l’édile local à propos de l’état de santé des enfants et du manque de vigilance des services communaux, particulièrement du fait des conditions d’hygiène .

    Il demande en outre qu’il veille à ce que les familles remplissent les formulaires nécessaires à l’obtention d’une assurance sociale. Il propose de metrre en place, dans son village, des formations à destination des familles, des professeurs et des services sociaux, sur les conditions d’hygiène et l’équilibre de  l’alimentation.

     

     Chez le Président de la commune

     

    Cinquieme etape

    C'est l'étape à venir. 

    Hieu, la directrice de l'Assurance Sociale va organiser la visite des enfants à l'hôpital Tim de Hanoi. A la suite de ce check up, l'hôpital fera une estimation des frais de l'intervention et programmera sans doute le calendrier, que nous serions heureux d'honorer en fonction de la générosité des amis qui soutiennent "Les Enfants d'En Face France".

    Si nous ne pouvions  assumer les deux enfants, c'est évidemment Thuy, dont la vie ne tient qu'à un fil, qui serait prioritaire..............................................

     

     

     


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  • Si Enfants d'En Face France Vietnam, avait un peu hiberné, c'était pour mieux se structurer .

    En effet, nous pouvons annoncer l'engagement de deux amis, que vous connaissez déjà et qui vont apporter leurs compétences à l'aide aux enfants pauvres de ce pays.

    En premier lieu, le Professeur Dao, retraité de l'hôpital Tim de Hanoi, nous aidait, certes, mais il était bien occupé par l'obtention de son diplôme d'avocat.

     

    Les Enfants d'En Face France rencontrent des enfants malades.

     

    Nous fêtons l'engagement de Maître  Dao auprès de EEFF à la Bia Hoi

    Le diplôme brillamment obtenu, nous allons pouvoir, dorénavant, profiter de ses grandes compétences dans notre aide aux enfants malades.

    Des enfants gravement malades, malheureusement, il y en a pléthore, ici. Mais quels sont les cas les plus urgents, quels sont les enfants de familles pauvres qui ne peuvent pas être opérés de par la misère de leur famille.

    Notre ami Dan nous y aide dorénavant. Bien connu par son action lors de la venue d'AG Monde où il avait repéré l'école de Yen Thang, puis organisé les travaux et l'accueil de nos amis Québécois, Dan est tout à fait d'accord pour continuer son action et l'étendre au repérage de cas sanitaires graves.

    Bien que très pris par son restaurant de Tam Coc et son nouveau bébé l' Hôtel "Tam Coc Ecolodge", il a déjà consacré beaucoup de temps à rencontrer les Comités de Sécurité Sociale, les Personnels médicaux, les présidents de communes.

     

    Les Enfants d'En Face France rencontrent des enfants malades.

    Dan, dans son rôle de Directeur du Tam Coc Ecolodge

    Bien entendu, Tuananh et Ninh, les patrons de Vietlanddiscovery sont toujours là et apportent leur détermination, leurs relations et leur bonne humeur aux opérations.

     

    Les Enfants d'En Face France rencontrent des enfants malades.

    Ninh, c'est une idée à la minute et tout a une solution

     

    Les Enfants d'En Face France rencontrent des enfants malades.

    Tuananh, le patron de Vietland, apporte son humour, sa fantaisie et son organisation

     

     Et en avant vers ces enfants qui nous attendent  qui ont besoin d' EEFF, de vous!

     


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  •      Les estampes de Dong Ho

     

    Villages d'artisans 6: Les estampes de Dong Ho

                                   Les grenouilles vont à l'école

    Les estampes, surtout utilisées pour le Têt, autrefois, sont imprimées grâce à des planches de bois gravées, sur du papier traditionnel, « do », recouvert de poudre de nacre « Diep ».

     

    Villages d'artisans 6: Les estampes de Dong Ho

                             La nacre utilisée pour le papier "Do"

    Villages d'artisans 6: Les estampes de Dong HoVillages d'artisans 6: Les estampes de Dong Ho

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

         Les coquilles de nacre sont pilonnées pour obtenir une poudre fine. Elle servira  d'apprêt au papier Do, mais aussi deviendra un colorant afin d' obtenir de beaux blancs.

    Elles représentent des scènes de la vie traditionnelle à la campagne, des jeux, elles dénoncent aussi les travers de la vie mandarinale d’autrefois.  « La cueillette de la noix de coco », « le mariage des souris », « le troupeau de porcs », « Le pâtre sur son buffle » sont les représentations qui reviennent le plus souvent.

    Villages d'artisans 6: Les estampes de Dong HoVillages d'artisans 6: Les estampes de Dong Ho

     

     

    Les dessins sont faits à l’encre de Chine sur du papier, pour être ensuite déposées sur la matrice en bois. L’encre traverse le papier et l’artiste grave la planche d’impression avec un ciseau appelé  « ve ».

    Villages d'artisans 6: Les estampes de Dong Ho

                                    Les outils prêts à la confection des plaques

    Villages d'artisans 6: Les estampes de Dong HoVillages d'artisans 6: Les estampes de Dong Ho

     

     

     

     

     

     

                              l'atelier de gravure des matrices

    Villages d'artisans 6: Les estampes de Dong Ho

                                              Gravure des médias en famille

     

    Villages d'artisans 6: Les estampes de Dong Ho

                           Représentation des signes zodiacaux lunaires et du ciel

     

    Villages d'artisans 6: Les estampes de Dong Ho

            Le fils de Monsieur Sam, fier d'une oeuvre qui a réclamé beaucoup de travail

     

    Les planches sont en plaqueminier, en manglietia, en wrightia. Celles de couleur sont en manglieta à bois jaune.

    Les couleurs, naturelles sont :

    -la sève de sumac, d’obier et d’hibiscus pour le rouge

    -Des aiguilles de pin et coquilles d’huîtres pour le vert

    - De la cendre de paille de riz et des feuilles de bambou brulé pour le noir

    - Des pousses de sophora pour le jaune

    - De la nacre pour le blanc

    Pour le matériel :

    -       Pinceaux en aiguilles de pin

    -       Rondelles de noix de coco pour frotter les planches

    -       Feuilles de luffa pour essuyer le dos du papier

    -       Minces copeaux de bambou pour entourer la planche lorsque la peinture est encore fraîche

    -       Le « Ho Nep » à base de pâte de riz protègera l’œuvre, une fois terminée.

     

    Villages d'artisans 6: Les estampes de Dong Ho

                      La peinture aux colorants naturels n'est pas absente du processus

     

    Le village de Dong Ho dont l’activité d’impression des estampes remonte à la dynastie des Hô (1400) et peut-être des Ly (1010-1225) a vu son activité s’éteindre au fil du temps : Plus personne n’affiche des estampes chez lui lors du Têt et les artisans se sont reconvertis dans la fabrique de papiers votifs et d’offrandes pour les temples.

    Mais Nguyen Huu Sam (84 ans et 75 ans de métier)  a persisté et continué à tenter de vivre de son artisanat. Après une période de « bufflesses maigres », la production a été un peu relancée par le transformation de son atelier en conservatoire. Le Ministère de la Culture  a permis de trouver un nouveau débouché, le tourisme et, ainsi de faire perdurer les « Estampes de Dong Ho », célèbres pour leurs couleurs vives et de grande beauté. Une homologation de cette pratique est en voie de reconnaissance  au Patrimoine Culturel de l’Humanité.

     

    Villages d'artisans 6: Les estampes de Dong Ho

    Des souvenirs originaux, qui ont une histoire, qui maintiennent une tradition.....et bon marchés

    Désormais, après avoir transmis son atelier à N’Guyen Huu Qua  son second fils  , il donne des cours  à des enfants et il espère que ses estampes referont la conquête du public « Vietnamien ». Il a aussi regroupé  près de 600 planches qui appartenaient au différentes familles du village depuis les temps anciens, même s’il continue toujours à en fabriquer.

     

    « Ma belle, viens donc chez moi voir ma collection d’estampes », je ne suis pas sûr que cela marchera de nouveau ! Ce qui apparaissait bien cavalier autrefois, apparait comme un romantisme mielleux et éculé, maintenant.......(snifff!!!!....Regrets de vieux)

     

    Villages d'artisans 6: Les estampes de Dong Ho

    Certaines plaques sont de superbes oeuvres d'art, mais Monsieur Sam refuse de les vendre préférant les garder dans le patrimoine de sa famille et du Vietnam. 

    Je regrette aussi, que les touristes boudent cette visite sous le prétexte qu’ils risquent de rencontrer leurs homologues (c’est un trait tout particulier des Français), car la visite de cet atelier est un aperçu authentique de l’artisanat Vietnamien traditionnel.

    Ça y est, j'ai fait un convaincu, moi,  et j'y amènerai mes amis à qui j'aurai confectionné un circuit dans les sites les plus authentiques du Vietnam. Promis Monsieur Sam.

    Villages d'artisans 6: Les estampes de Dong Ho

     


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